Très heureuse d’avoir traduit ce texte de la Precarious Workers Brigade, collectif britannique de travailleur·es de la culture et de l’éducation. Le livre est édité par Clémence Seurat de 369 éditions ainsi qu’Anouk Niers-Nantes et Gabrielle d’Allessandro du collectif la vie gagnée. Il est préfacé par Silvia Federici, augmenté de références sur la situation française, d’un entretien inédit avec la sociologue du travail gratuit Maud Simonet et d’un texte de la chercheuse Laurène Le Cozanet sur la professionnalisation des universités. Dream team ♥♥♥

R.Verpillot

Plutôt qu’une force de transformation sociale, l’enseignement supérieur semble devenir le lieu d’une acculturation à la précarisation du travail qui caractérise les formes d’exploitation contemporaines. De la mise en concurrence des formations à l’atomisation de la condition étudiante, du développement de l’alternance à la multiplication des stages non rémunérés, les étudiant·es apprennent davantage à répondre aux attentes du marché du travail qu’à s’en émanciper, au sein d’une économie de la promesse qui incite à accepter aujourd’hui les bas salaires et le travail gratuit dans l’espoir d’obtenir demain l’emploi de ses rêves. À la fois essai critique, manifeste politique et boîte à outils pédagogique, cet ouvrage présente la traduction, inédite en français, d’un texte de la Precarious Workers Brigade.

R.Verpillot

À retrouver en librairie…